Sable mouillé.
Sa joue tendre frôle le sable mouillé
Il semble si paisible
On dirait qu’il dort
Mon petit, tout petit,
Ton cœur s’ouvrait à la moindre source de joie
On entendait ton rire en cascades
Confiant, tu regardais devant
Tes yeux se gorgeaient de couleurs
Tu apprenais à chanter en écoutant ta mère
Tu avais bu son lait et dégusté les fruits offerts
Tu marchais avec plaisir
Tu voulais courir et découvrir
Tu respirais avidement l’odeur de ta mère
Tu goûtais sa chaleur
En même temps tu sentais sa peur
AS-tu senti glisser la main de ton père?
Et puis, le monde a disparu
La beauté du monde s’est perdue
Sa joue tendre frôle le sable mouillé
Il semble si paisible
On dirait qu’il dort
Il ne respire plus
Ah, comme nous nous sommes émus
Mais déjà, nous n’y pensons plus.
Une réflexion sur “Sable mouillé”
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