Je te vois ce matin
Ton corps posé sur la civière
Ta bouche entrouverte
Ton visage paisible, paisiblement extrême
Le lisse de l’ultime abandon
après cette si violente lutte
Je t’ai vue hier agonisante
Je t’ai vue hier trembler
Je t’ai vue hier battante
Nous dire quel vêtement tu voulais porter dans la tombe
Ta robe de nonne te ceindrait jusqu’au feu
Oh ma noble jusqu’au bout
Ma rayonnante en-allée
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